Mafate’s birdview

Évidemment, la Xème fois (au moins) qu’on emprunte le sentier du Cap Noir passant par la Roche Verre Bouteille, la surprise n’est plus au rendez-vous… Pourtant en cette chaude journée d’été particulièrement sec, presque sans nuages, il est impossible de se lasser du point de vue magnifique sur Mafate et dont on profite pendant plus d’une heure.
À chacun son tour!

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Longose

Le longose a beau être une “peste végétale” – localement envahissante au dépend des espèces endémiques – lorsqu’il fleurit on comprend mieux pourquoi il fut importé. Il s’acclimate parfaitement aux climats tropicaux, s’étant aisément échappé des jardinières et talus d’ornementation privés. Sa grande fleur d’une vingtaine de centimètre à la floraison courte en jette franchement !

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Kingdom of Swaziland

Dans un Royaume improbable, où l’on trouve aussi bien de splendides autoroutes que de terrible dirt roads, de très riches et de très pauvres, des villas Hollywoodiennes et des townships misérables, et où le VIH fait des ravages et ramène l’espérance de vie globale du pays à notre Moyen Âge, nous avons pu profiter à loisir de paysages absoluments somptueux au dessus de la capitale Mbabane.
Un beau panorama s’offre au dessus de notre Lodge, sur les centaines d’hectares de la propriété… No comment…
Profitez-en aussi un peu!20131010-224716.jpg20131010-224739.jpg20131010-224813.jpg20131010-224839.jpg20131010-224858.jpg

On fut ici frappé par la bienveillante gentillesse des gens rencontrés, contrastant un peu avec la démocratique Afrique du Sud voisine.
Les Swazis ont une tradition bien vivante, et un petit village dans la Mantenga Nature Reserve – façon eco-musée – en fait la démonstration (encore plus vivante lorsque l’on arrive assez tôt avant la fermeture!).
Un beau pays, pour randonneurs ou vététistes plus encore qu’un autre!

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Vous avez dit Fournaise…?

Non contents d’avoir testé les rigueurs du 14 juillet sur les flancs de la « Fournaise », nous avions prévus d’y passer la nuit… Taïaut!
Si vous avez lu ce qui précède, vous devinez déjà que dans le sac à viande, sous les deux couvertures et la couette, dans la bannette du dortoir du gîte du Volcan, il ne devait pas faire très très chaud. Et vous ne vous trompez pas, je le regrette!
Sans me faire plaindre : le gîte est superbement situé et plutôt bien entretenu, même si l’équipe ne peut assurer parfaitement l’entretien d’un site aussi vaste et surtout aussi exposé. Reprendre deux fois des entrées au dîner (vraiment bonnes) était une bonne inspiration étant donnée la thermogenèse qu’il allait falloir assurer!!!
L’intérêt d’être au gite dès le matin est d’éviter les nuages matinaux et d’assurer les points de vue avant de gravir les laves solidifiées. Ça c’est pour la théorie.
En pratique, ce jour encore les aiguillons glacés et horizontaux avaient calqué leur planning sur le nôtre, et nous avons du revoir – à la baisse – nos ambitions de randonnée.
Sur la majeure partie du parcours conduisant, sur le versant ouest du volcan, à la Chapelle (naturelle) de Rosemont (la dernière photo), point de clichés, et pour cause. Sur le retour quelques éclaircies, justement appréciées, et le sentiment d’avoir un tout petit peu, mais quand même, bravé la Montagne, dans un théâtre au décors toujours aussi étonnants.

Plaine des Sables

En hiver et dans les Hauts, en théorie il fait sec et froid… Jusqu’ici ce début de vacances scolaires australes tendait à confirmer ce pronostic… Et puis il y a eu la virée au volcan… …
Pour ce qui est du froid, pas de souci. Dix degrés en plateau. Mas en prime : le vent et la bruine (dire : « farine »). De quoi tester dans cet hémisphère les équipements traditionnels du ski, au dessus desquels une cape de pluie s’imposait!
Pas vraiment de précipitations, mais des nuages, vivement matérialisés sous la forme d’un spray glaçant humide et horizontal. Le genre de truc qu’on souhaite sur la plage… Pas forcément à 2000 m.
Enfin, trêve de caprices, la vue – alternative – sur la Plaine des Sables et le Cassé de Grand Coude était tout de même au rendez-vous, entre deux reniflages!

Saint-Expédit

Saint-Expédit est un vrai phénomène local. Pour peu que l’on n’y prenne gare, on passe rapidement à côté de ses autels sans leur accorder grâce. Pourtant ils méritent largement un peu d’attention, tant pour leur valeur symbolique religieuse qu’en raison de leur caractère tellement typique. Voyez la page wikipédia en lien dans le premier mot de ce paragraphe, ou bien encore la page de la galerie Constellation qui y consacrait récemment une exposition vente. Celle-ci était organisée sur un thème très moderne, porté par deux artistes locaux rebaptisant le Saint : 5XP10. Leurs oeuvres étaient vendues sans prix fixe : comme au Saint lui-même, on s’en remet à la merci d’éléments échappant à tout contrôle, et l’on joue le prix au… hasard ?!
« Les dessins sont en ventes, avec une originalité majeure dans l’approche du prix : vous pouvez vous en remettre au hasard. Soit vous emportez votre dessin à 350€, prix de vente fixe, soit vous tentez votre chance en jetant un dé à six faces. Si vous faites 1, vous ne paierez que 100€ ; si vous faites 2, ce sera 200€ ; et ainsi de suite jusqu’à payer 600€ si vous avez l’infortune de tomber sur 6. Le marché de l’art dont vous êtes le héros, quoi. »
Voici l’illustration de l’omniprésence du personnage. Un autel fleuri au milieu du sentier Scout, une des voies d’entrée dans le cirque de Mafate, qui n’est pas sans danger, surtout lorsqu’il pleut. Comme Kid Kreol & Boogie, je joue le jeu du contraste du rouge et noir 😉

Saint-Expédit - Sentier Scout, Cirque de Mafate

©arnaudroussiaux#13

La Chapelle du Bras-Rouge


Il y a plein d’avertissements au départ du sentier pour La Chapelle du Bras-Rouge (Cilaos), mais le chemin n’est pas plus risqué qu’un autre… en haute montagne. S’il pleut, par contre, c’est autre chose, étant donné le nombre de franchissement de gués plus ou moins au sec… Là : pas de nuages, donc peu de risques sauf si on loupe un virage.

Allons!

En descente raide on laisse derrière soi les dernières habitations cilaosiennes et les premières lentilles s’annoncent. Les voici dans la belle lumière du couchant (16:30 seulement!!).

On les bat sur place à l’ancienne, au fléau sur de grandes bâches blanches, pour les séparer des tiges qui feront fourrage.

Au passage, un joli point de vue au loin sur l’Ilet à Cordes. Le chemin que nous allons descendre pourrait nous mener jusque là-bas, c’est « lo somin lontan », l’ancienne voie piétonne vers ce plateau sec et fertile.

La descente est en sous-bois de filaos, le long d’une petite ravine très zénifiante.

Le panorama est grandiose.

L’arrivée est spectaculaire.

Il faut contourner de belles roches et autres galets… Sportif! Et aussi se mouiller les pieds, en dépit du GoreTex™
Une bonne pause, creusage de barrage, mouillage de maillot de bain, et retour vers Cilaos, 500 m plus haut!