Makes Aventures™

Vivre sa vie de primate dans de beaux cryptomerias, à la fraîche du côté des Makes (1300m), c’est pas facile-facile… Mais c’est vraiment sympa.

[Et le matériel chez ceux-là est top pour tous les âges… vu qu’on n’est plus plantigrade!]

Légende pour la photo :
« Le Marsupilulu est là!
– ou ça?
– HOUBA! »

Publicités

Phæthon lepturus / Paille en Queue

20140118-095647.jpg

Cet oiseau marin nichant sur les falaises donnant sur l’Océan Indien est l’emblème de La Réunion, figure sur le blason de Saint-Denis, sur les dérives d’Air Mauritius, sur de nombreux bijoux et aussi tatoué sur une foultitudes d’admirateurs locaux.
Il faut avouer que la bête est agile, racée et particulièrement gracieuse.
Taillé pour la mer, il vit en couple et passe des heures à tourner pas loin de chez lui, aussi efficace en vol et sur mer que maladroit sur terre. Ses courtes pattes très postérieures ne sont pas adaptées à la marche : gare à l’atterrissage. Par contre il est plus adroit à la chasse voire à la plongée, afin de ramener au nid calamars ou poissons volants.
J’ai capturé celui-ci, qui m’avait facilement repéré, du côté du Sud Sauvage à Piton Sainte-Rose (le coin de Grand Anse). Cinq spécimens tournoyaient ensemble, dans un balai aérien avec approche d’une petite falaise isolée. Je n’ai pas compris leur jeu, mais j’en ai bien profité!

20140118-100528.jpg

Vous avez dit Fournaise…?

Non contents d’avoir testé les rigueurs du 14 juillet sur les flancs de la « Fournaise », nous avions prévus d’y passer la nuit… Taïaut!
Si vous avez lu ce qui précède, vous devinez déjà que dans le sac à viande, sous les deux couvertures et la couette, dans la bannette du dortoir du gîte du Volcan, il ne devait pas faire très très chaud. Et vous ne vous trompez pas, je le regrette!
Sans me faire plaindre : le gîte est superbement situé et plutôt bien entretenu, même si l’équipe ne peut assurer parfaitement l’entretien d’un site aussi vaste et surtout aussi exposé. Reprendre deux fois des entrées au dîner (vraiment bonnes) était une bonne inspiration étant donnée la thermogenèse qu’il allait falloir assurer!!!
L’intérêt d’être au gite dès le matin est d’éviter les nuages matinaux et d’assurer les points de vue avant de gravir les laves solidifiées. Ça c’est pour la théorie.
En pratique, ce jour encore les aiguillons glacés et horizontaux avaient calqué leur planning sur le nôtre, et nous avons du revoir – à la baisse – nos ambitions de randonnée.
Sur la majeure partie du parcours conduisant, sur le versant ouest du volcan, à la Chapelle (naturelle) de Rosemont (la dernière photo), point de clichés, et pour cause. Sur le retour quelques éclaircies, justement appréciées, et le sentiment d’avoir un tout petit peu, mais quand même, bravé la Montagne, dans un théâtre au décors toujours aussi étonnants.

Plaine des Sables

En hiver et dans les Hauts, en théorie il fait sec et froid… Jusqu’ici ce début de vacances scolaires australes tendait à confirmer ce pronostic… Et puis il y a eu la virée au volcan… …
Pour ce qui est du froid, pas de souci. Dix degrés en plateau. Mas en prime : le vent et la bruine (dire : « farine »). De quoi tester dans cet hémisphère les équipements traditionnels du ski, au dessus desquels une cape de pluie s’imposait!
Pas vraiment de précipitations, mais des nuages, vivement matérialisés sous la forme d’un spray glaçant humide et horizontal. Le genre de truc qu’on souhaite sur la plage… Pas forcément à 2000 m.
Enfin, trêve de caprices, la vue – alternative – sur la Plaine des Sables et le Cassé de Grand Coude était tout de même au rendez-vous, entre deux reniflages!

Après l’effort

20121114-103354.jpg

En récup´ après une bonne semaine réanimatoire, je n’ai pas boudé mon plaisir d’aller bat carré (randonner) Rivière du Mât, dans l’est hier très ensoleillé.
Une fois acceptée l’idée de devenir la principale source de protéines de la prochaine ponte dAedes albopitcus femelle, on profite encore mieux des sorties à pied du côté des rivières et bassins de la région de St. André et St. Benoît…
Cette fois il s’agit de remonter le long du lit de la rivière. Celle-ci, tumultueuse et volontiers dangereuse, donne son nom à un distillat de canne sucrière un peu plus haut en saveur et qualité que le pâle mais efficace Charette™, source d’alimentation exclusive d’une triste proportion d’insulaires.
La promenade est facile, un moment carrément plate, dans le fond de l’ancien canal d’adduction destiné à la ville de Rivière du Mât, et prenant source au Bassin de la Mer (que les initiés sauront ne pas confondre avec le Bassin la Mer, sur la Rivière des Roches!). Longtemps la fourniture continue d’eau claire a été le privilège des nantis et surtout des propriétaires agricoles, la canne étant grande consommatrice d’eau, leurs belles demeures se payant le luxe d’avoir l’eau « courante » au pieds de leurs murs.
L’adduction reste calquée sur ce modèle, l’île ne disposant quasi pas de nappes phréatiques étant donné sa nature basaltique. Les bassins et rivières pérennes fournissant aux villes en contrebas une eau aux qualités variables : lors des fortes pluies d’été, le ruissèlement aidant, l’eau du robinet n’est pas toujours potable. De plus, les canalisations cheminant à flanc de falaise reçoivent alors les galets libérés par les pluies, et c’est ainsi que, percées, 50% de leur contenu d’origine seulement finit au compteur de Véolia ou autre.
Au cours de la modeste ascension, on croise quelques cases la tôle, petites bicoques assaillies de moustiques, défendues par de maigres cabots (attention au faux-ami, en créole le cabot se trouve dans les culottes des messieurs!) peu féroces. Leurs propriétaires cumulent souvent RMI, revenues de la terre (bananes, bois de songe – en photo, chouchous) vendus sur le bord des routes, pêche, élevage de volailles et entraide, surtout familiale. Une chiche vie, mais sans honte ni misère, sur le même mode que celle des moins nantis il y a deux siècles.
Dans les bambous, des hordes de tisserins bâtissent leurs villes de nids suspendus. La femelle choisira le meilleur nichoir pour y pondre, faisant refaire plusieurs fois le travail a son partenaire jusqu’à obtention d’un abris sur pour ses œufs. Le signe de son approbation? Elle ne décroche pas le nid qu’elle adopte! Ainsi on trouve au sol de multiples tentatives avortées, d’où ma photo.
Là ou j’étais, point de baignade : trop de courants… Ailleurs, une prochaine fois…?
Et puis faut se dépêcher de filer à la sortie d’école : pour une fois!

20121114-103345.jpg

20121114-103406.jpg

20121114-103416.jpg

20121114-103455.jpg

20121114-103434.jpg

20121114-103530.jpg

20121114-103444.jpg

20121114-103542.jpg

Diagonale d’Anaïs

20121015-140258.jpg
LA grande course des Mascareignes se prépare pour le grand départ dans trois jours, l’ambiance est toute à cet événement local, surtout qu’il fête cet année son XXè anniversaire et que les stars de la course sont attendues ici bas.
Mais il se pourrait aussi que les Tropiques s’invitent massivement à la course, en particulier en ce qui concerne les particularités météo.

20121015-140321.jpg
Anaïs, ici bien seule au centre d’un bassin cyclonique jusqu’ici exceptionnellement sec déjoue tous les pronostics, et d’ailleurs s’est faite baptiser du premier nom de tempête tropicale de la saison bien avant son ouverture officielle (le 15 novembre en théorie).

20121015-140316.jpg
Cette coquine s’intensifie rapidement depuis 48 heures, et si elle ne menace pas de souffler fort dans ma chevelure, elle risque beaucoup de faire s’arracher les cheveux des organisateurs de la Grande Diagonale et la peau des pieds des coureurs blindés à l’adrénaline.
On souhaite les dernières prévisions les plus fausses possible, car elles pronostiquent abondance de recharge pour les nappes phréatiques et autres réserves naturelles d’eau courante, actuellement au plus bas…
Ce qui est sûr, c’est qu’il n’est plus besoin de chercher de sujet aux discussions de comptoir ou bien de titre pour les journaux locaux au moins jusqu’au début de la semaine prochaine…
Pour finir : la cacarte qui laisse sonsongeur.

20121015-143155.jpg

Du côté de Saint-Bernard

Pendant que certains font cataclop – dans le silence de la carrière plus exactement – d’autres partent à savate dans la terrible pampa saint-bernardoise.
On y fait pousser des salades d’un beau vert, des chocas font office de haies le long du sentier bétonné, les cases la tôle typiques du mode de vie traditionnel foisonnent encore par là.
Et puis en ce moment le tout est plus que sec, ce qui embellit bien sûr le tableau, y compris là où la Nature reprend lentement ses droits sur les objets encombrants!