Vous avez dit Fournaise…?

Non contents d’avoir testé les rigueurs du 14 juillet sur les flancs de la « Fournaise », nous avions prévus d’y passer la nuit… Taïaut!
Si vous avez lu ce qui précède, vous devinez déjà que dans le sac à viande, sous les deux couvertures et la couette, dans la bannette du dortoir du gîte du Volcan, il ne devait pas faire très très chaud. Et vous ne vous trompez pas, je le regrette!
Sans me faire plaindre : le gîte est superbement situé et plutôt bien entretenu, même si l’équipe ne peut assurer parfaitement l’entretien d’un site aussi vaste et surtout aussi exposé. Reprendre deux fois des entrées au dîner (vraiment bonnes) était une bonne inspiration étant donnée la thermogenèse qu’il allait falloir assurer!!!
L’intérêt d’être au gite dès le matin est d’éviter les nuages matinaux et d’assurer les points de vue avant de gravir les laves solidifiées. Ça c’est pour la théorie.
En pratique, ce jour encore les aiguillons glacés et horizontaux avaient calqué leur planning sur le nôtre, et nous avons du revoir – à la baisse – nos ambitions de randonnée.
Sur la majeure partie du parcours conduisant, sur le versant ouest du volcan, à la Chapelle (naturelle) de Rosemont (la dernière photo), point de clichés, et pour cause. Sur le retour quelques éclaircies, justement appréciées, et le sentiment d’avoir un tout petit peu, mais quand même, bravé la Montagne, dans un théâtre au décors toujours aussi étonnants.

Publicités

Plaine des Sables

En hiver et dans les Hauts, en théorie il fait sec et froid… Jusqu’ici ce début de vacances scolaires australes tendait à confirmer ce pronostic… Et puis il y a eu la virée au volcan… …
Pour ce qui est du froid, pas de souci. Dix degrés en plateau. Mas en prime : le vent et la bruine (dire : « farine »). De quoi tester dans cet hémisphère les équipements traditionnels du ski, au dessus desquels une cape de pluie s’imposait!
Pas vraiment de précipitations, mais des nuages, vivement matérialisés sous la forme d’un spray glaçant humide et horizontal. Le genre de truc qu’on souhaite sur la plage… Pas forcément à 2000 m.
Enfin, trêve de caprices, la vue – alternative – sur la Plaine des Sables et le Cassé de Grand Coude était tout de même au rendez-vous, entre deux reniflages!

Fournaise 2200

Une fois n’étant pas coutume, nous avons pris la route du volcan en pleine semaine, histoire d’aller y voir les coulées aa, les laves en coussin, et faire crisser un peu les lapilis.
La météo s’annonçait incertaine, et dépassa largement ces craintes… Arrivés deux heures après notre départ montagnard, sans aucun retournement gastrique – chapeau la marmaille – le soleil perçait de plus en plus difficilement la couche, pourtant fine, de nuages.
Timidité ?
Possible vu la foule des grands jours sur le parking du pas de Belcombe. Il était difficile d’y trouver une place pour se garer, de nombreux locaux, mais surtout pléthore de touristes ayant tenté, comme nous, l’expédition.
Nous avions prévu de pique-niquer avec des amis, mais au retour de la balade, la pluie s’invita à la noce…
Il fut néanmoins très agréable d’aller dans l’enclos Fouqué, petite descente de 110 m de dénivelé, sur le sentier du volcan débutant à la porte du pas de Belcombe, fermée en cas d’alerte volcanique. Après avoir escaladé le petit cône du Formica Leo, il commençait à « fariner », sachant qu’en cette saison il n’est pas vraiment nécessaire de prévoir des rafraîchissements à cette altitude…
Retour à la voiture sous une petite bruine glaciale, et pique-nique sous un kiosque un peu plus bas, à l’abri du vent après avoir efficacement bâché la face nord!

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Plaine des Sables – Cassé de Grand Sable

Pour une dernière journée de célibat, faire une grass’mat’ s’est imposé comme une première nécessité… Ensuite, après un rapide tour de la météo sur l’île – au beau fixe, exception faire d’une belle houle hivernale – en route pour le volcan, ou plus exactement juste avant lui : la Plaine des Sables.
Cette étonnante plaine de scories volcaniques, sorte de ScotchBrite© couleur martienne, doit parait-il servir de camp d’entraînement pour les modules à destiné de la planète rouge! Rêve ou fantasme? Cela rejoint mon dernier billet : quelle belle transition!
J’avais bien vu sur les cartes qu’il devait y avoir un beau point de vue sur les pentes sud du massif de la Fournaise, mais après 45′ de marche environ, cela dépassait mes espérances! Le panorama sur la côte, alors que l’on se trouve encore à 2200m d’altitude est époustouflant, avec au premier plan une vertigineuse plongée dans le Cassé de Grand Sable. De toute façon, quand il y a prétendument un « cassé » dans le coin, il faut s’attendre à un maximum de dénivelé, du genre ramassis ocre de courbes de niveau sur les 1/25000è de l’IGN. Je ne suis pas sûr que les photos rendent pareil vertige! Jugez-en…

Ce diaporama nécessite JavaScript.