Bouh!

C’est dans une ambiance de fin du monde que nous avons parcouru la côte la plus à l’est de l’Islande. Quelques km plus loin la route devient une F-road, F comme fermée si t’as pas un 4×4… Ma berline est 4×4, mais là on ne parle plus de SUV ou autre : on cause 4×4 façon je grimpe aux murs en marche arrière…
C’est ici le paradis des randonneurs, enfin peut-être que oui – ou peut-être que non – car il y pleut depuis 2 jours, de toutes sortes de pluies dont la qualité commune est bien de faire de toi un glaçon à pattes. En effet, l’évaporation due au vent constant rafraîchit l’habit, et la vapeur d’eau ainsi formée s’élève un peu avant de redevenir goutte et entretenir le processus… Malin, salement malin.

La légende veut qu’à la nuit Jón ait voulu défier le monstre local, qui l’aurait mis en pièce sans le tuer, ce qui n’est pas con car ainsi sa victime a pu largement entretenir le mythe en pansant ses plaies et en trinquant avec les marins norvégiens…
Bref, Jón vit la bête en seize-cent, et on érigea une croix à la mémoire de l’événement datée de 1308… L’incohérence ne tue pas le mythe, ce que la permethrine accompli pourtant facilement, elle.
Bon, voilà le pourquoi de la croix – ici nommée Njarðvíkurskriður – qui dit : Effigiem Christi qui transis pronus honora. Linguistes, à vos marques…

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