No more Walt Palmer

Dans la vie il y a des tas de choses qu’il faut faire ou ne pas faire, des personnes qu’il vaut mieux être ou ne pas être.
Ne pas être un Walt Palmer, par exemple – ce n’est vraiment pas compliqué – c’est une belle chose pour l’Humanité toute entière.
Oh, bien sûr, ce n’est de loin pas le plus dangereux des connards de cette Terre, celui-là, mais dans la famille des occidentaux-trop-argentés-car-totalement-décérébrés il doit être très près du podium…
Con et fier comme un Walt Palmer.
Presque déjà un dicton.
À tous les Walt Palmer de cette Terre : je vous hais.
Et voyant la photo je pense à Prévert qui disait : »ceux-là ils sont chauves aussi à l’intérieur de la tête ». Dont acte.

Le tueur du lion Cecil est un dentiste américain.
http://www.lexpress.fr/insolite/animaux/le-tueur-du-lion-cecil-est-un-dentiste-americain_1702782.html

R.E.S.P.E.C.T

Bon, il y’a des choses graves, d’autres moins.
Quand on est presque SDF mais pourtant pas loin de signer 20 ans d’endettement, que l’on se heurte à la nonchalance du système bancaire à chaque fois que l’on se retourne, tout ça avec en toile de fond la canicule de la décennie pour accompagner la corvée de cartons – dont on ne connaît même pas encore vraiment la date de départ ni la destination ; quand on en est là, disais-je, la pause M&M’s™ – acheté au duty free de l’aéroport des vacances en version XXL – peut revêtir une certaine importance, et presque une importance certaine.
Mais là je crie : Aaaaaaaaaaaaaaaah !
Ils ont tué M&M’s aussi – car je rappelle que M&M’s™, ce n’est jamais qu’un usurpateur, au début de tout il y avait le Treets® , le seul et l’unique, celui qui n’existait pas en bleu…
Bon, bref, je perds le fil de mon débat-chocolat-cahuèt, et j’en arrive à la substance.
DANS mon bonbon, dans son petit coeur croquant, « ils » ont mis de la « pretzel » au lieu de la cacahuète.
Scandale.
J’arrête là, j’ai du mal à me relire, les yeux trop embrumés…
RIP Treets® ; et que celui qui me réponds que lui aussi est très treets soit maudit aux enfers des ​pretzels​.​

Clap

C’est dans la capitale « la plus septentrionale du monde » que s’achève une belle expédition islandaise.
Beau temps par ici, sur une ville particulièrement agréable, moderne mais respectueuse de son histoire, jeune certes – mais où sont donc les vieux…?
Ici encore plus qu’ailleurs l’impression d’être en Suisse est frappante.
Toute chose a sa place et s’y trouve. Bien rangée, bien étudiée, bien dessinée, bien construite.
Pas de place pour les néons débordants, les panneaux publicitaires envahissants.
Même les feux se la jouent suisse, avec le coup du orange sur le rouge avant de passer au vert.
Bon, côté umweltfreundlichkeit, l’Islande peut encore s’améliorer, car ici point de recyclage à tout va. Pourtant, pas de détritus partout, pas de carcasses rouillantes, même dans les fermes les plus reculées… Les maisons mal entretenues sont rares et font penser à des zones abandonnées, peut-être faute de descendance…
Car pour nous le mystère persiste… Comment faire pour trouver l’âme sœur quand la population totale n’atteint pas celle de la dixième ville française, que 120000 islandais sont à Reykjavik, et que le reste se répartit sur un territoire trois fois grand comme la Belgique avec une densité de 3 hab/km2…?
Non, la réponse n’est pas ici, car pour causer il faut trouver… Et même en 2 semaines de guesthouses, peu de contacts humains, certains islandais étant encore un peu mal à l’aise en anglais, même si leur niveau dépasse très largement la moyenne française. Quand je vous diS que l’on se croirait presque en Suisse..!
C’est l’heure du clap final… Une courte nuit, et back to mediterranean heat.

Víti

Le Víti, en islandais « enfer », s’est ouvert en une fois…
De la lave, un glacier dessus, il fond rapidement, coule dans la roche en fusion, et paf, la cocotte minute perd son couvercle… fait de millions de tonnes de roche devenues bombes… BOOM!
Heureusement, là, y’a plus d’jus sous la marmite…!

Ça fume…

… ça pue, ça pète. L’Islande, c’est un fin pays!
Mais souffrez-y que vous y sentiez le soufre, par le nez, mais aussi sur la peau, dans les cheveux, sur vos vêtements, surtout en côtoyant les entrailles de la planète. Nous sillonnons depuis quelques jours le rift atlantique, dans la seule zone du monde ou il n’est pas enfoui sous des milliers de mètres d’eau salée. C’est comme être dans le nombril de la Terre.
Les failles sont partout.
La dernière s’est ouverte en quelques secondes sur 9 km, crachant sa lave en de nombreuses fontaines plus ou moins éphémères.
Les tripes de la planète sont si proches que l’on en ressent les contorsions, les spasmes et que l’on en piétine ou évite les ouïes, parfois sombres et calmes, parfois grises et bouillonnantes, parfois jaunes et brûlantes, ou bien bleues, turquoises, presque accueillantes. Mais il ne faut pas s’y tromper, le volcan ici vit, l’Homme lui s’en accommode mais avec un humble respect. L’histoire est émaillée de petites et d’énormes manifestations telluriques.
Par exemple, le Laki déversa dans l’atmosphère et sur la lande des milliards de mètres cubes de lave. Pour vous faire une idée : imaginez un cube parfait de 2,5 km de côté, rempli de roche liquide, imaginez qu’il se vide en moins d’un an, vous avez l’éruption de 1783.
Un tel phénomène est inimaginable, pourtant ses conséquences le sont. Les bêtes broutant l’herbe empoussiérée s’intoxiquent au fluor, leurs os se ramollissent, ils perdent leurs dents, et au final 70% décèdent. Les Islandais vivent une famine terrible. Les poussières atmosphériques font que les chinois nommeront cette année « l’année rouge », l’Europe se rafraîchit par défaut d’ensoleillement, la famine se répand. En France le peuple s’agace, il a faim. Les jacqueries du XVIIIè finissent en Révolution… Laki a parlé. Le monde est à l’écoute pendant des années.
Le prochain sur la liste est prometteur : le bien nommé Hekla s’active tous les 40 à 50 ans. Dernière en date : 1918…

Fin de la pause trop humide sur la faille demain, aujourd’hui c’était randonnée sur les laves de 1982, par 3°C, brume et vent. Terrible. Décoiffant. Extraterrestre.

Húsavík

En ce grand jour de Fête Nat’ nous avons fait halte à Húsavík.
Non pas que nous comptions y trouver le beau temps, non pas, ce deuil douloureux est désormais fait : nous y avions rendez-vous.
13:30 embarquement pour l’observation des baleines (oui, oui, dès la seconde on peut utiliser le pluriel… Ouf, c’est passé juste…).
Je vous laisse vous délecter de ce à quoi ce splendide petit port de pêche à l’allure charmante – même dans la brume – peut ressembler grâce à votre moteur de recherche préféré, en tout cas le spot a parfaitement réussi sa reconversion. En effet jadis haut lieu de la chasse aux cétacés, il est désormais l’emblème de la protection des mammifères marins de tous bord (carnivores certes, mais de plus ou grosses bestioles!).
Passage et animation garanties, susceptible de faire oublier la météo… Mouais.
Il faut le dire, les touristes – j’en suis et le revendique ici – sont au bord de la crise de nerf… Pas les locaux, plus philosophes lorsqu’ils expliquent qu’il pleut depuis presque deux semaines dans l’est et le nord, et que nous vivons l’été le plus pourri de ces quinze dernières années…
Putain.
Ça fait carrément chier.
Bon, voilà, c’est fait, j’ai juré sur internet.
Ça fait ni bien, ni mal, ça fait pas chic, et je m’en cogne, en plus je suis malade.
Merde.
Vive la France.

Sans rancune, c’est pas de sa faute.

Constance

Sous le point il y a nos baskets qui « sèchent » dehors.
Du côté du lac Mývatn comme ailleurs on chante du Gene Kelly tous en cœur, en traversant (d’ailleurs dans traversant y’à aussi l’averse presque entière) des paysages totally breathtaking.
Ce coup-ci on a eu les champs de scories à perte de vue, les tonnes de laves anciennes plus où moins épaisses et végétalisées, les cheminées bouillantes exhalant les humeurs acides et sulfuriques des entrailles de la Terre (Hverir), la cascade la plus puissante d’Europe (Detifoss) et le lac d’altitude le plus parsemé de volcans éteints pour le 168è litre de gasoil consumé (3000km), bref, on va pas s’plaindre.
P’tain s’y f’sait en plus beau, j’te dis même pas l’pied d’enfer…
Bon, évidemment, le ¼ détente dans le hot pot de la guesthouse sous la pluie aurait été moins nécessaire…