Après l’effort

20121114-103354.jpg

En récup´ après une bonne semaine réanimatoire, je n’ai pas boudé mon plaisir d’aller bat carré (randonner) Rivière du Mât, dans l’est hier très ensoleillé.
Une fois acceptée l’idée de devenir la principale source de protéines de la prochaine ponte dAedes albopitcus femelle, on profite encore mieux des sorties à pied du côté des rivières et bassins de la région de St. André et St. Benoît…
Cette fois il s’agit de remonter le long du lit de la rivière. Celle-ci, tumultueuse et volontiers dangereuse, donne son nom à un distillat de canne sucrière un peu plus haut en saveur et qualité que le pâle mais efficace Charette™, source d’alimentation exclusive d’une triste proportion d’insulaires.
La promenade est facile, un moment carrément plate, dans le fond de l’ancien canal d’adduction destiné à la ville de Rivière du Mât, et prenant source au Bassin de la Mer (que les initiés sauront ne pas confondre avec le Bassin la Mer, sur la Rivière des Roches!). Longtemps la fourniture continue d’eau claire a été le privilège des nantis et surtout des propriétaires agricoles, la canne étant grande consommatrice d’eau, leurs belles demeures se payant le luxe d’avoir l’eau « courante » au pieds de leurs murs.
L’adduction reste calquée sur ce modèle, l’île ne disposant quasi pas de nappes phréatiques étant donné sa nature basaltique. Les bassins et rivières pérennes fournissant aux villes en contrebas une eau aux qualités variables : lors des fortes pluies d’été, le ruissèlement aidant, l’eau du robinet n’est pas toujours potable. De plus, les canalisations cheminant à flanc de falaise reçoivent alors les galets libérés par les pluies, et c’est ainsi que, percées, 50% de leur contenu d’origine seulement finit au compteur de Véolia ou autre.
Au cours de la modeste ascension, on croise quelques cases la tôle, petites bicoques assaillies de moustiques, défendues par de maigres cabots (attention au faux-ami, en créole le cabot se trouve dans les culottes des messieurs!) peu féroces. Leurs propriétaires cumulent souvent RMI, revenues de la terre (bananes, bois de songe – en photo, chouchous) vendus sur le bord des routes, pêche, élevage de volailles et entraide, surtout familiale. Une chiche vie, mais sans honte ni misère, sur le même mode que celle des moins nantis il y a deux siècles.
Dans les bambous, des hordes de tisserins bâtissent leurs villes de nids suspendus. La femelle choisira le meilleur nichoir pour y pondre, faisant refaire plusieurs fois le travail a son partenaire jusqu’à obtention d’un abris sur pour ses œufs. Le signe de son approbation? Elle ne décroche pas le nid qu’elle adopte! Ainsi on trouve au sol de multiples tentatives avortées, d’où ma photo.
Là ou j’étais, point de baignade : trop de courants… Ailleurs, une prochaine fois…?
Et puis faut se dépêcher de filer à la sortie d’école : pour une fois!

20121114-103345.jpg

20121114-103406.jpg

20121114-103416.jpg

20121114-103455.jpg

20121114-103434.jpg

20121114-103530.jpg

20121114-103444.jpg

20121114-103542.jpg

Une réflexion sur “Après l’effort

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s