Labourdonnais

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Mahé de Labourdonnais est LA célébrité historique de l’Océan Indien. Il a(vait) tout pour lui, mais finit pourtant embastillé, et mourut quelques temps après avoir été acquitté, en 1753.
Il fut l’administrateur des Mascareignes qui favorisa leur essor, en tant que gouverneur de Bourbon (La Réunion) et de l’Isle de France (Maurice) de 1735 à 1747 et sa dynamique lui survécu longtemps. C’était avant tout un personnage ambitieux pour ces deux îles. L’époque – XVIIIè – et la région étaient favorable aux décideurs, entrepreneurs, meneurs… Labourdonnais fut l’homme de la situation. Ses qualités et son élan presque humaniste (l’esclavage était tout de même soutenu par ordonnance royale) firent ensuite passer doucement la Révolution dans la région avant que l’esclavage n’y soit aboli au début du siècle suivant. Aussi a-t-il son nom porté mainte fois à la postérité, et le domaine magnifique de la famille Weihe qui porte son nom vaut bien un détour d’une demi journée.
Il est agréable de découvrir que les maitres d’autrefois ne se sont pas toujours illustrés par leur animosité, leurs talents guerriers ou leur sévérité envers leurs esclaves ou domestiques, apportant pour certains les outils et la méthode utiles à l’amélioration du quotidien de tous dans les colonies (sans oublier de s’enrichir néanmoins!). Étant donné que l’Histoire est aujourd’hui racontée dans nos îles du Sud tant par ceux qui l’ont vécue que par ceux qui l’ont faite, on a tendance à y croire. D’ailleurs les grandes familles riches étaient souvent le fruit du mélange européen – créole, tant par les gènes que par la culture. (Oublions ici que les premières familles créoles furent les colons de leur temps!) Cela fit les bases du mélange culturel qui fonctionne assez bien encore maintenant sous nos tropiques. Rien n’est parfait, le chômage et les inégalités sont largement distribués mais certaines choses ratent moins que d’autres au cours de l’histoire des hommes!
Il s’agissait donc aujourd’hui de la visite de la très belle demeure des Weihe, admirablement préservée par la famille elle-même, mais surtout restaurée à 99% en 2010. Toujours adossé à un verger gigantesque, et montrant les ruines d’une usine sucrière, le domaine distille encore son propre rhum, issu de sa canne.
C’est chic, et on sent ici l’influence britannique, qui ajoute un peu de perfection – et aussi quelques froufrous – aux jardins et aux intérieurs.

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