Cilaos

Pendant les grandes vacances de l’été austral, et parce que la marmaille le vaut bien, nous avons été faire un ti tour aussi loin que possible… sur notre île… En effet le cirque de Cilaos se mérite, surtout pour les passagers arrière, puisqu’on y accède environ en deux heures et demi de route depuis Sin-Dni, et qu’une fois là-haut il parait qu’on a avalé (ravalé? dégueulé?) quatre centaines de virages!
C’est ainsi qu’au bout du bout du fond du cirque, à Ilet à Cordes, l’on se trouve à 140 km de Saint-Denis par la route, mais à 35 km à vol d’oiseau. Mais une fois arrivé, bonjour le spectacle…

 

Cilaos, depuis Roche Merveilleuse

En montagne en janvier, surtout en zone tropicale, on n’est jamais bien sûr que l’on va pouvoir mettre le nez dehors… Mais cette fois nous avons profité de 3 journées exceptionnelles, puisque sans véritable pluie, sauf pour saluer notre départ. A ce propos, quand il pleut sur cette fameuse route, mieux vaut prendre gare à ses Michelin, ses carreaux, et son capot, car l’érosion, sans répit, rapproche de la mer de bons bouts de paroi dès que la météo y est humide, le retour, essuie-glaces battants, ressembla donc à une belle épreuve de super-g 😮
Histoire de se rafraîchir, une petite balade jusqu’à la cascade de Bras-Rouge était bien indiquée, bien que nos petits marcheurs aient eu bien du mal à abandonner l’idée de passer la journée dans la piscine (chauffée!) de l’hotel!

Bras Rouge

Cascade de Bras-Rouge

Cascadeurs de Bras-Rouge !

Et pour finir l’exploration (routière) du cirque, on pousse jusqu’à Ilet à Cordes, relié par voie roulable au reste du cirque en 1973 seulement!

Ilet à Cordes

Bras Rouge, Cilaos

Nana pa de l’eau!

Par arrêté préfectoral, La Réunion toute entière se trouve désormais rationnée en eau. Si depuis quelques semaines, les zones les plus sèches devaient déjà épargner cette ressource, c’est maintenant l’île en général qui doit économiser l’eau. Pour le moment, et puisque se sont les grandes vacances pour les marmailles, tout le monde en profite pour faire en janvier le maximum d’excursions « outdoor ». Il s’agirait même de l’année la plus sèche depuis… longtemps! Pour la population ou pour les agriculteurs, pas encore de difficulté majeure… mais si cela dure, il va vite faire soif, surtout qu’il fait sec mais chaud (et encore, pas trop). Il en va ainsi : tout fout décidément le camp 😉

« Grand » Etang

Pano sur le Grand Etang

C’était en janvier, nous étions allés faire un ti tour du Grand Etang, qui de grand n’avait alors plus que le nom.
En effet, en pleine période de sécheresse, les berges étaient asséchées, et la population – nombreuse – de poissons rouges qui y vit en plein péril. En témoignait nombre de poissons séchés sur l’argile craquelée. Nous avons pu ainsi raccourcir la balade – d’une durée de 2h30 pour les grandes jambes entraînées – en coupant via le fond… Original!

Une joyeuse équipe!

 

HNY’11

Derrière un laryngo, au bout d’une Terumo®, aux boutons d’une ECMO, aux vents du Maïdo, sous l’soleil d’Boucan-Canot, sur le Formica Léo, ou du côté de St.-Jo., mais aussi aux Métros, que le 11 nous soit beau!